Holding

Comment choisir son statut d entreprise : focus sur les sociétés adaptées à une future holding

Comment choisir son statut d entreprise : focus sur les sociétés adaptées à une future holding

Comment choisir son statut d entreprise : focus sur les sociétés adaptées à une future holding

Avant de parler holding, posons le décor

Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que :

Dans tous les cas, une idée clé : le choix du premier statut conditionne la facilité (ou la galère) à créer votre future holding. On peut toujours réorganiser après coup… mais certains choix coûtent très cher en impôts, en frais et en temps.

Ici, on ne va pas faire un comparatif scolaire de tous les statuts. On va se concentrer sur une question précise : quels statuts d’entreprise sont les plus adaptés si vous envisagez (un jour) de créer une holding ?

Ce qu’une future holding aime (et n’aime pas) retrouver comme structure

Une holding, c’est une société « chapeau » qui détient des parts d’autres sociétés. Pour qu’elle fonctionne bien, il lui faut des sociétés filles :

Autrement dit, la holding aime les sociétés de capitaux (SARL/EURL, SAS/SASU) et déteste les structures « perso » type entreprise individuelle ou micro-entreprise.

Gros enjeu : quand vous créez votre première structure, vous ne voulez pas vous enfermer dans un statut qui rendra ensuite :

On va donc passer en revue les statuts courants, avec un angle très simple : allié des holdings ou futur boulet ?

La fausse bonne idée : démarrer en micro-entreprise ou en entreprise individuelle

La micro-entreprise (ou l’entreprise individuelle classique), c’est souvent présenté comme le paradis du créateur : démarches allégées, charges calculées au pourcentage, peu d’obligations comptables… Tentant.

Problème : vous êtes le business. Il n’y a pas de séparation entre patrimoine pro et perso (sauf aménagements récents, mais ça reste bancal pour des montages sophistiqués). Et pour une future holding, ça coince à plusieurs niveaux :

Illustration concrète :

Julien démarre son activité de conseil en micro-entreprise « pour voir ». En 3 ans, le CA explose, il veut structurer et créer une holding pour investir dans d’autres boîtes.

Résultat :

Conclusion pratique : si vous avez déjà en tête l’idée d’une holding, évitez de démarrer en nom propre, sauf pour tester une idée à très petite échelle, sur un temps très court.

Les vraies candidates : les sociétés de capitaux (SARL/EURL, SAS/SASU)

Pour une future holding, ce sont clairement les structures « premium » :

Reste à choisir votre camp : SARL/EURL ou SAS/SASU ? Spoiler : il n’y a pas de camp « mauvais », mais des logiques différentes.

SAS ou SASU : la championne de la flexibilité (et des holdings)

La SAS (ou SASU si vous êtes seul) est souvent la coqueluche des montages avec holding, et ce n’est pas pour rien.

Les atouts qui font mouche :

Cas typique :

Vous créez aujourd’hui une SASU pour votre activité de conseil ou de tech. Dans 3 ans :

En pratique, la SASU est souvent le meilleur point de départ si :

SARL ou EURL : la bonne élève, parfois sous-estimée

La SARL a un côté plus « tradi » dans l’imaginaire collectif, mais elle fonctionne très bien avec une holding.

Ce qu’elle offre :

Et pour la future holding ? Pas de souci :

Elle est particulièrement intéressante si :

Là où la SAS reprend la main, c’est dès que vous voulez :

Faut-il absolument créer sa holding dès le départ ?

Non. Et souvent, c’est même une mauvaise idée de créer une holding « vide » avant d’avoir :

En revanche, il est très malin d’anticiper cette future holding dès le choix du premier statut. Cela veut dire :

Schéma très courant :

Ce schéma est fluide si, au départ, vous avez choisi une forme sociétale adaptée. Beaucoup moins si vous êtes resté trop longtemps en micro-entreprise.

Zoom sur quelques enjeux fiscaux clés avec une future holding

Si l’idée d’une holding vous trotte dans la tête, trois notions méritent votre attention, dès la phase de choix du statut de départ :

Ces trois outils fonctionnent avec des titres de sociétés. Vous voyez le problème si vous aviez prévu de « monter une holding » à partir d’une micro-entreprise ?

Et les autres formes : SNC, profession libérale, coopérative… ?

On les croise moins souvent dans des logiques de holding, mais pour être complet :

Si vous êtes dans ces cas-là, la question n’est pas « quelle forme pour ma future holding ? » mais plutôt « que m’autorise ou m’interdit mon cadre réglementaire pour une éventuelle holding ? ».

Comment trancher entre SASU et EURL quand on pense holding ?

C’est souvent là que le débat se crispe. Quelques repères pragmatiques.

La SASU est souvent à privilégier si :

L’EURL (ou SARL) peut être plus adaptée si :

Dans les deux cas, la future holding pourra :

Autrement dit : le critère « future holding » n’élimine ni SASU, ni EURL. Il vous invite plutôt à arbitrer entre :

Checklist rapide avant de choisir votre statut

Pour ne pas vous réveiller dans trois ans avec un statut impossible à marier avec une holding, quelques questions à vous poser maintenant :

Dernier mot : une holding n’est pas un gadget fiscal ni un jouet de consultant en mal de schémas PowerPoint. C’est un outil de structuration. Comme tout outil puissant, il donne le meilleur de lui-même si les fondations – donc votre premier choix de statut – ont été posées avec une vision un minimum stratégique.

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